Véronique Engels

Elle a, pour le peu que j'en sais à présent, un beau discours d'utopiste, elle réclame un changement du monde, des mentalités, du langage. (Laissez, au demeurant, le monde rouler dans la pente où il se trouve et il finira par s'écraser). Voilà comment l'artiste pose son ultimatum, son rêve. Rien de moins. Méfiez-vous des gens qui n'exigent que l'étroit et le raisonnable.

Puis, elle a pour elle sa peinture d'hallucinée du coeur, sa peinture d'épatée de la vie, d'amoureuse, de soeur contemplative, de femme spirituelle, florale, aérienne et liée à la terre, son vivant et chaleureux rendu d'une vision profonde et puissante en espérances. Ses qualités expressives. Sa singularité belle et déconcertante, inattendue. Son sens de l'invention, de l'alchimie. Fou ce et ceux qui se rencontrent ici, dans une fécondité énorme, libre, décloisonnée, exorbitante, cosmique, effarante : Archimboldo, Redon, Alechinsky, Séraphine de Senlis, Gustave Moreau, ... Cet univers pictural bannit, semble-t-il, la frontière qui sépare le figuratif de l'abstrait, et s'invente une autonomie séduisante, un espace de liberté au-delà des genres. Cette céramiste, car Engels a plusieurs cordes à son arc-en-ciel, rêve et crée une sorte d’éden chaud et bienfaisant, merveilleusement coloré, vif et apaisant. Je suis évidemment sur le seuil de l'oeuvre. Mais je veux d'ores et déjà en prendre trace dans mes valises mémorielles. Il y a du chant dans cette peinture et je m'en sens comme enivré, vivifié, appelé à réfuter toute sorte de résignation. 

          

   Denys-Louis  Colaux

 

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